Le chantier de la Route nationale numéro 2 entre Kabinda et Mbanga avance progressivement dans la province de Lomami. Samedi 19 septembre 2026, le gouverneur Iron-Van Kalombo Musoko a effectué une nouvelle mission d’inspection sur le lot 2 afin de constater sur le terrain l’évolution des travaux et d’échanger avec l’entreprise exécutante, la mission de contrôle et les représentants de la société civile.


Accompagné notamment du ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction, Jean-Anatole Tshibangu, de son conseiller technique Abdoul Amisi et du président du Cadre provincial de concertation de la société civile, Dieudonné Ngoyi Kiuma, le gouverneur a parcouru l’axe allant de la base-vie de Katoka jusqu’à Ejimba.


Les données présentées par les responsables techniques font état d’environ 50 kilomètres déjà concernés par les travaux de terrassement et de débroussaillage. Quelque 38 kilomètres disposent d’une couche de fondation et la couche de roulement couvre environ 10,5 kilomètres.


Les travaux d’assainissement se poursuivent parallèlement, notamment avec la réalisation de fossés, de bordures et de dispositifs destinés à l’évacuation des eaux.


État d’avancement annoncé : près de 50 km de terrassement et débroussaillage, 38 km de couche de fondation et environ 10,5 km de couche de roulement. L’objectif annoncé par le chantier est d’atteindre environ 40 km de chaussée bitumée achevée d’ici fin décembre 2026.


De 10,5 à 40 kilomètres d’ici décembre


Kra Kouassi Jean-Claude, ingénieur routier et chef du lot 2, a indiqué que l’entreprise entend accélérer les opérations au cours des prochains mois afin de porter à environ 40 kilomètres la longueur de chaussée bitumée achevée avant la fin de 2026.


Cet objectif suppose une progression importante sur un peu plus de trois mois. Les responsables techniques affirment cependant que plusieurs opérations seront menées simultanément sur différents tronçons : terrassement, fondation, assainissement et mise en œuvre de la chaussée.


La progression devra donc être suivie au-delà du seul kilométrage annoncé. La qualité des couches, l’assainissement, les ouvrages de drainage et le respect des spécifications contractuelles seront également déterminants pour la durabilité de la route.


L’épaisseur de l’enrobé au centre des préoccupations


La mission d’inspection a également permis d’aborder les interrogations exprimées autour de la qualité de la chaussée.


Les techniciens du chantier ont indiqué que la couche d’enrobé bitumineux est prévue sur une épaisseur de 5 centimètres. Ils présentent cette caractéristique comme conforme aux spécifications du marché.


Cette réponse intervient alors que la qualité des travaux routiers constitue un sujet de préoccupation récurrent pour les usagers et la société civile, notamment dans des zones où les fortes pluies et les problèmes d’évacuation des eaux peuvent accélérer la dégradation d’une chaussée insuffisamment protégée.


La présence de représentants de la société civile lors de l’inspection vise également à renforcer le suivi du chantier au-delà des seuls services techniques et autorités provinciales.


Le gouverneur demande d’accélérer les travaux


Iron-Van Kalombo a salué les progrès constatés au cours des dernières semaines, tout en demandant une accélération du rythme d’exécution.


« Les vœux de la population sont les miens : voir que tout se passe très bien », a déclaré le gouverneur au cours de la mission.


L’autorité provinciale a expliqué que les retards enregistrés au démarrage du chantier étaient notamment liés à la révision des études, à la libération des emprises et à une modification du profil de la route, présentée comme le passage d’une configuration initiale à deux voies vers une chaussée de deux fois deux voies.


Ces explications sont celles fournies par le gouverneur lors de l’inspection. L’impact exact de ces modifications sur le calendrier contractuel devra être apprécié à travers les documents techniques actualisés du projet.


134,5 kilomètres pour le lot 2


Le lot 2 couvre environ 134,5 kilomètres entre Kabinda et Mbanga. Le projet comprend également 15 kilomètres de voirie à l’intérieur de la ville de Kabinda, depuis Katoka jusqu’au cimetière de Kajiba.


Sur cette section urbaine, les travaux topographiques sont encore en cours avant le démarrage des opérations routières proprement dites.


Le contrat prévoit une durée d’exécution de 36 mois. Les travaux sont réalisés par China Jiangxi International, CJIC, dans le cadre du Projet d’appui à la connectivité et au transport, PACT.


Le projet global de la RN2 ne se limite pas au seul tronçon Kabinda–Mbanga. Le programme soutenu par la Banque mondiale prévoit l’aménagement et le bitumage de l’axe Mbuji-Mayi–Kabinda–Mbanga, long d’environ 281 kilomètres, afin d’améliorer la connectivité entre le Kasaï-Oriental et la Lomami.


Une route stratégique pour le désenclavement


Pour la Lomami, l’enjeu dépasse la seule modernisation d’une infrastructure routière. La RN2 constitue l’un des principaux axes permettant de relier Kabinda aux autres centres économiques du Grand Kasaï et, à terme, de renforcer la connexion vers l’est du pays.


L’amélioration de la route est notamment attendue pour faciliter le déplacement des personnes, réduire les difficultés de transport des marchandises et améliorer l’évacuation des productions agricoles des zones traversées.


La Banque mondiale classe d’ailleurs l’amélioration de la connectivité routière parmi les objectifs principaux du PACT, avec des exigences parallèles concernant la sécurité, la résilience climatique et la gestion des impacts environnementaux et sociaux.


Les emprises constituent justement l’un des aspects sensibles de ce type de projet. Les documents de sauvegarde élaborés dans le cadre du PACT prévoient des mesures concernant les personnes et les biens affectés par les travaux de la RN2.


Une réunion avec CJIC et la mission de contrôle


Au terme de l’inspection, le gouvernement provincial, la société civile, l’entreprise CJIC et la mission de contrôle ont tenu une réunion d’harmonisation consacrée à l’évolution du chantier.


La mission de contrôle est notamment chargée de vérifier que les travaux réalisés correspondent aux exigences techniques prévues par le marché. Cette fonction prendra une importance particulière à mesure que le chantier passera des travaux préparatoires à une proportion plus importante de chaussée achevée.


Pour l’exécutif provincial, le prochain indicateur visible sera désormais l’objectif annoncé de 40 kilomètres bitumés avant la fin de décembre.


À la date de l’inspection, seuls 10,5 kilomètres de couche de roulement étaient annoncés. Le respect de la cible de fin d’année permettra donc de mesurer concrètement l’accélération promise par les responsables du chantier.


Après l’avancement, l’enjeu du respect du calendrier


Le déplacement d’Iron-Van Kalombo met ainsi en évidence deux réalités : le chantier a dépassé la phase d’installation et de préparation sur plusieurs sections, mais une partie importante du lot reste encore à exécuter.


Avec 134,5 kilomètres concernés entre Kabinda et Mbanga, auxquels s’ajoutent les travaux prévus dans la ville de Kabinda, l’achèvement du projet nécessitera le maintien d’un rythme soutenu bien au-delà de l’objectif intermédiaire annoncé pour décembre.


Les prochaines missions de suivi permettront de vérifier si les progrès observés sur le terrassement, la fondation et la couche de roulement se traduisent par une avancée régulière de l’ensemble du corridor, tout en maintenant les standards techniques annoncés.