Une nouvelle confrontation armée perturbe ce dimanche 27 septembre 2026 la vie des populations dans le groupement Bakano, territoire de Walikale, au Nord-Kivu.
Depuis environ 5 heures du matin, des combats sont signalés à Karete entre deux factions du groupe armé Raïa Mutomboki. D’un côté se trouvent des combattants affiliés à Korea et, de l’autre, des hommes placés sous le commandement de Demulu.
Les causes immédiates de cette nouvelle confrontation ne sont pas encore connues. Aucun bilan humain ou matériel n’était également disponible dans les premières heures des affrontements.
Conséquence immédiate : les combats ne touchent pas uniquement Karete. Ils ont entraîné l’interruption de la circulation sur l’axe Itebero–Hombo, une voie utilisée pour les déplacements des populations et le transport des marchandises dans cette partie de Walikale.
Des habitants quittent leurs maisons
Face à la persistance des tirs, des habitants de Karete et des zones environnantes ont commencé à abandonner leurs habitations pour chercher refuge dans la brousse.
Ces mouvements restent difficiles à quantifier. Aucun chiffre consolidé sur le nombre de personnes déplacées n’était disponible dans la matinée.
Pour les familles concernées, le départ se fait dans un contexte d’urgence, avec peu de possibilités d’emporter des biens ou des provisions. La poursuite des affrontements pourrait compliquer davantage leur accès à la nourriture, aux soins et à des lieux d’hébergement sécurisés.
La situation humanitaire dépendra principalement de la durée des combats et de leur éventuelle extension à d’autres localités.
L’axe Itebero–Hombo paralysé
Au-delà de l’insécurité dans les villages, les affrontements ont interrompu la circulation entre Itebero et Hombo.
Les véhicules ne peuvent plus emprunter normalement cet axe depuis le début des tirs. Les déplacements des personnes, le transport de marchandises et l’approvisionnement des localités desservies par cette route sont ainsi perturbés.
Pour les voyageurs déjà engagés sur cet itinéraire, la situation impose soit un arrêt, soit l’attente d’une accalmie permettant de poursuivre le trajet.
Une interruption prolongée pourrait également avoir des conséquences économiques locales, notamment pour les commerçants dépendant de cette liaison pour acheminer produits agricoles, vivres et autres marchandises.
Une confrontation interne aux Raïa Mutomboki
La particularité des combats de Karete tient au fait qu’ils n’opposent pas cette fois les Raïa Mutomboki aux FARDC ou à un autre groupe armé, mais deux factions appartenant à la même mouvance.
Les hommes de Korea affrontent ceux de Demulu, selon les informations disponibles sur place.
Les motivations de cette confrontation restent cependant inconnues. Aucun élément suffisamment établi ne permet pour l’instant de déterminer s’il s’agit d’un différend de commandement, d’une rivalité autour d’une zone d’influence, d’un contentieux local ou d’une autre cause.
Il serait donc prématuré d’attribuer une origine précise aux affrontements avant que davantage d’informations ne soient recueillies auprès des acteurs locaux.
Une zone où l’information reste difficile à obtenir
La collecte d’informations est compliquée par l’insécurité et les difficultés de communication dans cette partie du territoire de Walikale.
Les tirs rendent les déplacements difficiles et limitent la possibilité pour les autorités, acteurs de la société civile et journalistes de vérifier rapidement la situation sur le terrain.
Cette contrainte explique également l’absence de bilan précis dans les premières heures.
Dans ce type de contexte, des chiffres contradictoires peuvent rapidement circuler. Il reste donc nécessaire d’attendre des informations recoupées avant d’évoquer d’éventuels morts, blessés ou dégâts matériels.
Aucun bilan confirmé
À ce stade, aucune victime civile ou combattante n’a été officiellement confirmée.
Aucun dégât matériel précis n’a non plus été documenté de manière indépendante.
Cette absence de bilan ne signifie pas nécessairement qu’il n’y a pas de victimes. Elle indique simplement que les conditions actuelles ne permettent pas encore de disposer d’informations suffisamment fiables.
Les prochains témoignages provenant de Karete, des structures sanitaires environnantes et des autorités locales devraient permettre d’établir progressivement l’ampleur réelle de cette confrontation.
Le sort des populations au centre des préoccupations
Pour les habitants, l’urgence reste avant tout sécuritaire.
Les familles qui ont quitté leurs maisons devront pouvoir regagner leurs villages uniquement lorsqu’une accalmie suffisamment durable sera constatée.
Un retour précipité alors que les deux factions restent en position pourrait exposer davantage les civils à de nouveaux échanges de tirs.
La protection des populations, la sécurisation de la route et la reprise des activités économiques locales dépendront donc directement d’un arrêt des hostilités.
Une reprise rapide du trafic reste incertaine
Il est également trop tôt pour déterminer quand la circulation pourra reprendre sur l’axe Itebero–Hombo.
La priorité sera de s’assurer que les zones traversées ne restent pas exposées aux tirs et que les combattants ne maintiennent pas des positions susceptibles de mettre en danger les conducteurs, passagers et commerçants.
Une éventuelle réouverture de la route nécessitera donc une amélioration tangible de la situation sécuritaire.
Une situation toujours évolutive
Dimanche, les affrontements étaient encore décrits comme actifs et la situation demeurait particulièrement tendue à Karete.
Les prochaines heures permettront de déterminer si les combats restent concentrés dans cette localité ou s’ils s’étendent vers d’autres secteurs du groupement Bakano.
Il faudra également établir si une médiation locale ou une intervention des autorités permettra d’obtenir une cessation des hostilités entre les deux factions.
En attendant, les habitants déplacés restent dans l’incertitude et l’axe Itebero–Hombo demeure perturbé, illustrant une nouvelle fois les conséquences immédiates que les rivalités entre groupes armés font peser sur la mobilité et la vie quotidienne des populations de Walikale.



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